DIMANCHE
2 mars à 17 HEURES
Tarif plein : 11.50 €
Tarif réduit : 8€ (Opéra National du Rhin, La Philharmonie
de Strasbourg, Accent 4, Carte Cezam, AMIA, Cercle Richard Wagner, AMIA,
Art et Musique et accompagnateur de scolaires)
Tarif étudiant (carte culture, carte VitaCulture) + Demandeurs
d’emploi : 5.50 €
Scolaires : gratuit |
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Formé en 2004, le quatuor
LEONIS se distingue rapidement lors de prestigieux concours internationaux:
Lauréats du Concours International de Genève- 3ème
prix (2006), du Concours International du Forum de Normandie (2005) ainsi
que du Concours Européen de Musique de Chambre de Paris, prix SPEDIDAM-FNAPEC
(2005).
Invité à se produire dans de nombreux festivals et salles
de concerts :le Festival Berlioz de la Côte Saint-André, Festival
de l’Epau, le Théâtre du Châtelet, salle Pleyel,
le Festival Européen Jeunes Talents de Paris, l'Arsenal de Metz,
la salle Molière (en direct sur France Musiques) et l'Embarcadère
à Lyon, la salle Cortot et l’Auditorium de la SACEM à
Paris, les Fêtes Musicales de Corbigny, le Festival d’Hix en
Cerdagne, le Festival Musique en Artois, Académie de Villecroze,
GMEM de Marseille, Auditorium Maurice Ravel à Saint-Jean de Luz ,
le Quatuor Leonis compte comme partenaires de musique de chambre Phillipe
Berrod, Claire Désert, David Grimal, Michèle Scharapan, Isabelle
Moretti, le Quatuor Tokyo..
Les quatre musiciens diplômés du Conservatoire National Supérieur
de Musique et de Danse de Lyon (anciennement quatuor Esteves) ont la chance
de recevoir l'enseignement des membres des quatuors Ravel et Ysaÿe
et se perfectionnent avec Gabor Takacs-Nagy à la Haute Ecole de Musique
de Genève.
A partir de 2006, le quatuor LEONIS rejoint le programme de formation professionnelle
Proquartet – CEM et rencontre des musiciens prestigieux tels que Valentin
Erben, Walter Levin, le Fine Arts Quartet et sont invités par le
quatuor Tokyo à participer au Festival d'été 2005 de
l'Université de Yale, à Norfolk (Etats-Unis).Depuis 2005,
ils se produisent régulièrement à l’étranger
: International Chamber Music Festival de Trondheim (Norvège), Norfolk
Chamber Music Festival (Etats-Unis), Tokyo , Encuentro Musical de Santander
(Espagne), Festival d’Orlando (Pays-Bas), Tournée AJAM (Allemagne),
Festival Archipel de Genève , Centre Culturel de Belgrade.
En juin 2007 l’ensemble débute une riche collaboration avec
Jean-François Zygel et participe ainsi à son émission
« La boîte à musique » sur France 2, à «
La leçon de musique » au Théâtre du Châtelet
et à la mairie du 20e (décembre 2007) ainsi qu’ au «
Cabaret classique » sur France Musiques.
Le Quatuor LEONIS est actuellement en résidence à l’Ecole
Normale Supérieure – Lettres et Sciences Humaines de Lyon. |
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Edvard Grieg (1843 – 1907)
Ce compositeur norvégien laisse une fausse image de mélodiste
doué mais un peu fade. Il n’en est rien et sa musique de
chambre peu abondante montre son génie harmonique qui a influencé
Debussy.
Grieg : « (...) Le poème de Ibsen « les violoneux »
a capturé mon imagination si vivement et durablement que j'utilisai
le début de la mélodie que j'ai composée dessus comme
motif central du quatuor que j'écrivis peu après. »
Grieg témoigne avoir vécu une crise spirituelle lors de
son élaboration. L'œuvre éloignée des normes
en vigueur à l'époque dérouta... Mais comme le disait
le compositeur, son propos était d'atteindre « ... l'envergure,
l'essor de l'imagination et plus que tout la sonorité des instruments
pour lesquels il est écrit. »
Quatuor en sol mineur op. 27
Cette œuvre tranche avec la tradition savante qui considère
le quatuor à cordes comme un laboratoire où le compositeur
va mener son langage le plus loin possible. Composée de quatre
solistes, cette formation demande une écriture dont toutes les
parties sont intéressantes à jouer, faite d’un écheveau
de mélodies et de rythmes. Ce n’est pas le cas de cette pièce
: Grieg fonde son travail sur la mélodie et l’harmonie. Le
quatuor fut très bien accueilli et Lizst en fit la promotion dans
toute l’Europe.
La mélodie lente qui va servir d’introduction au premier
allegro molto contient la matière thématique de
l’ensemble de l’œuvre. Ainsi ce premier mouvement rapide
s’ouvre sur un premier thème issu de l’introduction
et va lui-même engendrer la seconde idée ainsi que la matière
de la brève coda.
La Romanza entame par un thème lent, sorte de rêverie
pastorale, une alternance avec une partie rapide essentiellement rythmique.
Le thème de l’introduction revient dans l’allegro
molto marcato. Mais ici c’est un scherzo (à
3 temps) avec une partie centrale à 2 temps.
À nouveau, le thème générateur introduit le
presto al saltarello qui se terminera en présentant ce thème
initial dans un tutti orchestral.
Jean-Jacques Werner (né en 1935 à Strasbourg)
Quatuor n°1
Compositeur et chef d’orchestre, il a su développer un langage
indépendant, original et cohérent, marqué par une
authenticité de choix spirituels et esthétiques.
Son premier quatuor, écrit en 1965 est une commande d’état.
Deux mouvements lents encadrent deux mouvements rapides dont un strepidoso
particulièrement virtuose.
Cette œuvre témoigne de son attirance à bâtir,
dans le seul mystère instrumental, une architecture aux plans mouvants
et aux tracés asymétriques |
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Ludwig van Beethoven (1770 – 1827)
Quatuor n°8 en mi mineur op.59 n°2
À ce moment de la vie du compositeur (1806), s’affirme le
caractère singulier de chacune de ses œuvres (sonate Waldstein,
sonate Appasionata), qu’il faut prendre comme autant de personnages.
Beethoven a probablement en tête les premières idées
de la Cinquième Symphonie lorsqu’il entame la série
des quatuors Razumovsky.
Le huitième quatuor est une lutte opiniâtre contre le pathos
avec des mouvements vifs, nerveux et resserrés, contrastant en
son milieu à un abandon à une sévère sérénité.
Cette œuvre, incomprise de ses contemporains, a subi un accueil décourageant
avant de devenir célèbre.
Le matériel thématique est fragmentaire (aucune idée
ne dépasse les deux mesures), tout l’effort de Beethoven
est dans la cohésion du discours. Il en résulte un climat
combiné de brusquerie, de tension et d’hypersensibilité.
Ce quatuor est plus bourru que violent, plus tendu que colérique
et plutôt hypersensible que vraiment douloureux.
Allegro : Deux accords puissants suivis de silence, une sorte
d’appel d’une âme souffrante, précèdent
le premier thème, pianissimo, une phrase ascendante brisée
et sans respiration. Le second thème n’est qu’un murmure
dialogué entre l’alto, le violoncelle puis le premier violon.
Les deux accords du début introduisent le développement
où sont exploités tous les éléments du premier
thème. Le mouvement se termine par une coda triomphante.
Molto adagio : « il faut jouer cette pièce avec
beaucoup de recueillement » (Beethoven)
« méditation sur l’harmonie des sphères devant
le ciel étoilé, dans le silence de la nuit » (Czerny)
Le premier thème en notes longues est repris par le second violon,
l’alto et le violoncelle, orné par une figure rythmique au
premier violon. Ce rythme devient la matière de la seconde partie
de ce thème. Une transition conduit vers la seconde idée
formée de phrases descendantes. Le développement est très
bref. La réexposition plus dense que la partie initiale, amène
un début de conclusion, mais c’est la transition entre les
deux idées qui va mettre un terme en grandes arabesques de triolets,
à ce mouvement lent d’une grande intériorité.
Allegretto : c’est l’un des premiers grands scherzos
beethovéniens. Une construction rythmique syncopée va contraster
avec un robuste trio bâti sur un thème russe, lui-même
repris en fugato. Cette mélodie célèbre sera utilisée
entre autres par Moussorgsky et Rimsky Korsakov.
Finale presto : c’est la combinaison d’une forme
sonate (2 thèmes opposés qui se confrontent), et d’un
rondo (alternance refrain/couplets).
Le premier thème, qui sera le refrain du rondo, est sec, presque
militaire. Il se termine par un motif ascendant, comme le second thème.
Dans le développement, le premier thème est exploité
en fugato. La conclusion se fait attendre mais elle est grandiose.
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